On peux remarquer sur ce cliché grossi plusieurs fois que quelqu’un nous observais depuis la porte d’entrée. Pourtant, étant resté plus d’une heure sur les lieux nous n’avons jamais remarqué nulle personne habitant les lieux délabrés. Preuve que ce se sont pas des supercheries et bien quelque chose qui s’est manifesté.
Visite du 21/09/03
Notre visite suivante fut plus intéressante. Nous étions cinq, cette nuit du 21 septembre vers minuit trente. La voiture était garée à 150 mètres de là, devant l'endroit où commence le pâté de maisons « normales ».
Le temps de sortir de la voiture et d'allumer une cigarette, nous avons vu arriver une autre voiture venant du côté du périphérique, elle est entrée dans le petit chemin à droite de la maison, a fait demi-tour près des dépendances, a attendu quelques secondes et est repartie presque aussitôt. Je n'ai vu personne en descendre ni y monter, mais il faisait sombre. Le chien s'est évidemment manifesté, alors que nous n'avions pas encore fait notre entrée « en scène ».
Nous avancons en direction de la maison, du côté droit de la route, lentement. Nous étions à environ cinquante mètres de la maison lorsque Thierry et Claudine se mettent à se poser des questions à propos d'une lueur orange semblant provenir de la fenêtre du côté, à l'étage. Tout le monde croit à un reflet d'une des lumières de la rue, mais au fur et à mesure que nous avancons la lumière reste à la fenêtre, c'est donc bien de là qu'elle vient et ce n'est pas un reflet.
C'est à ce moment qu'une autre lumière s'est braquée sur nous, également à l'étage mais du côté de la rue. Une espèce de lampe de poche de taille moyenne, assez puissante, droit en notre direction. Après quelques secondes, c'est une autre lumière, beaucoup plus forte, éblouissante, venant du même endroit, qui s'est allumée. Un gros projecteur de grande taille, visiblement de forme rectangulaire, braqué en notre direction. Pendant ce temps, la faible lumière de la fenêtre du côté avait été éteinte. Probablement une bougie.
C'est alors que des voix se sont faites entendre. Des voix masculines, au moins deux personnes, d'âge indéterminable, qui nous ont abreuvés d'injures. On nous a notamment dit « foutez le camp, bande de connards ». Il y avait donc des gens dans cette maison, des squatteurs probablement, et ils n'avaient pas envie de nous inviter à boire un café chez eux...
Demi-tour, nous nous éloignons de la maison et le phare reste braqué sur nous. Parfois il s'éteint, puis se rallume, mais je ne l'ai jamais vu pointer une autre direction que droit sur nous. C'est assez stressant !
De nouveau en voiture, on a essayé de brouiller les pistes en partant dans la direction opposée, histoire de faire demi-tour plus loin, hors de vue, de se faire oublier un peu avant de repasser voir... Dès que nous fûmes de retour, pourtant encore assez loin de la maison, voilà le projecteur qui se rallume, tout de suite braqué sur nous. Si les squatteurs nous avaient reconnus, ils devaient avoir une très bonne vision nocturne !
Et pourtant ils nous avaient reconnus, car ils nous ont suivi tout le long de notre passage devant la maison. Ce n'est qu'une fois cachés par les arbres que je n'ai plus rien vu. Direction le périph et retour maison, très déçus de n'avoir vu « que » ça...